Résistance

De collines en vallons, de bois en landes, un paysage de bocage avec ses haies fournies et ses chemins creux protégeant les déplacements…

Une population hospitalière de petits paysans, artisans et commerçants, de travailleurs, de petit peuple…

Un massif forestier étendu sur plus de 2500 hectares répartis sur quatre communes, avec comme vigie le Mont Gargan à 731 m…

La forêt de Châteauneuf, connue depuis le Moyen Age, fut un haut lieu de Résistance…

C’est au plus profond de cette forêt, dans un vallon où poussait la bourdaine inextricable et près d’une source, que fut creusée la cache constitutive du Maquis FTP par Georges Guingouin et ses quatre camarades : Raymond Dumont, Raymond Nard, Pierre Magadoux et René Duval.

Préalablement repéré par Adrien Mémery, un résistant d’Augéras, le site choisi, au lieu-dit La Croix Chevaux, offrait également l’avantage d’être à égale distance de ses deux principaux ravitailleurs, l’un à la Vigne Robert, Léon Roux, l’autre Adrien Mémery à Augéras.

Résistant dès 1940, G. Guingouin se déplaçait sans cesse d’une planque à l’autre, d’une grange amie à un fournil abandonné, le plus souvent la nuit avec aux trousses, la police de Vichy, puis la milice, la gestapo et les Allemands.

Etre accueilli par des familles résistantes devenait trop dangereux pour celles-ci, d’où la décision en mars 1943 de créer une« cache » dans la forêt.

De Résistants, G. GUINGOUIN et ses camarades sont alors devenus des Maquis.

Sur l’initiative de la commune, cette cache a été cadastrée en 2007, puis réhabilitée par le personnel communal, des élus, des bénévoles de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance en présence de P. Magadoux, l’un des cinq qui creusèrent cette planque.

Lieu de visite significatif, la cache constitue un attrait historique pour nombre de personnes, touristes et scolaires ; patrimoine immatériel, cette cache trouve naturellement sa place dans les « Chemins de la Résistance ».

A partir de l’Esplanade de la Résistance, prendre le CD N° 2 jusqu’à la Poterie de Moussanas puis suivre les flèches « site historique 39-45 » jusqu’à la Croix Chevaux repérable par une borne milliaire gallo-romaine et un panneau de mémoire.

Venant de Saint Germain les Belles par la D 16, à l’intersection avec le VC 2 suivre « Site historique 39-45 »

Venant de Sussac par la D 39, à Serre, suivre « Site historique 39-45 ».

C’est au plus profond de cette forêt, dans un vallon où poussait la bourdaine inextricable et près d’une source, que fut creusée en mars 1943, la cache constitutive du Maquis FTP par Georges Guingouin et ses quatre camarades : Raymond Dumont, Raymond Nard, Pierre Magadoux et René Duval. Quelques jours après, en avril arrivent Jean MEYER, un réfugié alsacien, puis Pierre Villachou et en juillet, un Républicain espagnol, QUINO.

Préalablement repéré par Adrien Mémery, un résistant d’Augéras, le site choisi, au lieu-dit La Croix Chevaux, offrait également l’avantage d’être à égale distance de ses deux principaux ravitailleurs, Léon Roux à la Vigne Robert et Adrien MEMERY à Augéras.

Résistant dès juin 1940, G. Guingouin se déplaçait sans cesse d’une planque à l’autre, d’une grange amie à un fournil abandonné, le plus souvent la nuit avec aux trousses, Vichy puis la milice et la Gestapo.

Etre accueilli par des familles résistantes devenait trop dangereux pour celles-ci, d’où la décision en mars 1943 de créer une« cache » dans la forêt.

Ce site a été retenu par Georges Guingouin : ce sera le point d départ de son maquis.

Son choix a été dicté par :

  • la nécessité d’être bien dissimulé et de pouvoir observer les alentours ;
  • la nécessité d’avoir à proximité des ravitailleurs en nourriture comme Monsieur Léon ROUX de La Vigne Robert ;
  • la nécessité d’être facilement averti par la population locale dont Monsieur FER, directeur de l’école de Moussanas, qui était lui aussi un résistant ;
  • la présence de l'eau pour la nourriture et l'hygiène.

Au printemps 1943, Georges GUINGOUIN et une petite poignée d’autres compagnons ont construit cette cache pour y vivre. Résistants, ils deviennent Maquisards.

La cache devenue trop petite, de 5 en mars 43 à 144 à l'automne, le premier groupe à essaimé dans le massif forestier de Châteauneuf (les Trois Hêtres).

Le mémorial de la déportation

6 avril 1944, rafle des juifs : Châteauneuf a accueilli en 1939 des familles alsaciennes certaines juives venue.

Le 6 avril 1944, accompagnée par des éléments de la Milice, une unité dépendant de la division Brehmer spécialisée dans la chasse aux patriotes et aux juifs investit Châteauneuf, isole le bourg pendant cinq jours.

Conduite par un officier de la Gestapo et accompagnée par des éléments de la Milice, cette unité procède sur le canton à l’arrestation de 61 personnes : 40 juifs dont 37 de Châteauneuf même, trois Résistants et 18 personnes arrêtées aux barrages allemands.

Les Résistants furent envoyés à Compiègne puis déportés à Buchenwald, Bergen-Belsen où ils périrent de jeunes castelneuviens furent envoyés de force dans des camps de travail obligatoires en Allemagne.

Les familles juives ont été dirigées sur Drancy puis déportées au camp D’Aushwitz où elles furent exterminées.

En 2006, pour rappeler cette tragédie, la commune et la communauté de communes Briance-Combade ont fait appel au culpteur haut-viennois Marc PETIT pour ériger près de l’ancienne mairie le Mémorial de la Déportation juive.

En 2009, dans le cadre de l’Association Hommage aux villages de France, une plaque de reconnaissance aux habitants qui ont sauvé des juifs a été apposée sur la façade de la mairie et inaugurée en présence de familles juives survivantes.

Sur cette plaque, on peut notamment lire :

« … les descendants et les familles tiennent à honorer les citoyens qui en pleine connaissance des risques encourus ont recueilli et caché les leurs, les sauvant d’une mort certaine ».

A Herlisheim, on peut découvrir les rues dénommées " Chateauneuf la Forêt", "Neuvic Entier" "Haute-Vienne".